Les yeux absents , et observant le vide,
Je ne remarque pas les fourmis qui viennent
Sur mes mains et dévorent mes veines.
Au milieu des feuilles mortes,
Du sol glacé et dur qui me porte,
Je me décompose et prends la teinte de l'automne
Il n'y a que des arbres orangés ici, qui trônent.
Rien qu'un mouvement te traverse,
Et anime ton tableau paisible d'hiver.
Juste une branche qui se dénude un peu,
Laisse tomber son fruit sur un sol pluvieux.
Quand un corbeau battit le vent de ses ailes,
Ton fragile lit de fleurs se souleva soudain.
Recouvre moi , car ici, je suis si bien,
Protége moi de tes bras, nature, tu es si belle.



